Résidences - Maison de la poésie - Rennes

 

Résidence de printemps 2011

9 mai au 30 juin 2011

Laurine Rousselet

 

 

 

Du 9 mai au 30 juin, Laurine Rousselet a habité de ses mots et de sa présence, la Maison de la Poésie de Rennes et Région Bretagne pour la douzième résidence d’auteur.

 


Accueillie par notre équipe, elle est allée à la rencontre de groupes scolaires ou sociaux, ainsi que de publics divers et a travaillé l’écriture d’un texte de commande, qui a été publié en 2012.

 

Plusieurs rencontres publiques sont organisées durant sa résidence.

 

 

Le programme de sa résidence :

 

 

 

 

Jeudi 18 mai 2011

19h30 à la Maison de la Poésie de Rennes et Région Bretagne

Lecture-rencontre avec la résidente.

 

« « Un ange » J’aurais préféré tomber dans un autre corps… mais ce tu perds de toi à travers ces battements d’ailes, j’en parcours la distance et referme sur ton désir l’épaisseur d’un silence…


Tenace illusion que cet écart entre le proche et le lointain, allié au désir de l’autre. Fantasme d’étreindre qui dans le dénuement de l’esprit, affronte ce qu’il ne peut vivre que comme un évènement déchirant sa propre vie. Et pourtant écrire, partir, sortir de soi, devenir ce que l’on est : dans l’immédiat. Voilà peut-être la nécessité utile de Laurine Rousselet lorsqu’elle vit ce choix radical d’être langue « pendue » à la poésie.


Chaque ligne est un trait de flamme dans le tison du plaisir ou de la douleur des mots qui naissent du fond de l’être, remontant par amour de l’entaille. Le double du Double, ce qui fait croire au cercle dans la phrase, nous vide et nous vertige. Lecteurs, nous tombons dans la fulgurance de l’abîme et de l’évidence du monde. Se perdent ainsi les frontières du sens et du non-sens. Laurine Rousselet nous ramène à chaque fois sur l’irréconciliable «  Sauve moi, j’oublierais qui je suis »


Que le lecteur ne laisse pas tromper par cette écriture, il s’agit d’entrer dans le limpide des mots par la perte de soi, le désir des contraires. De tenir une pensée au moment même où tout perd l’équilibre - ce qui fait équilibre au monde - face au tourment et à la merveille d’aimer la vie. Rester debout dans les eaux tourmentées de la langue : le tumulte est ce qui sauve.


Elle dit :


« Le sens échappe en vrac. Il forme des reflets vacillants quand il fantasme librement sur le risque pris du plaisir à mordre (toute une vie de papier) pendant pareille lecture… Il est l’outil du travail à déconstruire. Et à force de courir à la lisière, il n’a plus aucune limite… »
Ce dont parle Laurine Rousselet dans son écriture est du mouvement de la rencontre, des possibles et des impossibles du geste d’aller vers l’autre. Elle ne dit pas. Elle est tentative de ne pas s’enfuir, d’être le lieu, peut-être où habite la poésie. »

 

Erwann Rougé

 

 

 

 

Dimanche 29 mai 2011

14h au festival Poiesis à Chateaubriant

Lecture-rencontre

 

 

 

Jeudi 23 juin 2011

19h30 à la Maison de la Poésie de Rennes et Région Bretagne

 

Carte Blanche à Laurine Rousselet

Autour de Laurine Rousselet et de ses invités, Hélène Bass, (violoncelliste), Anne-Sophie Gilbert (plasticienne) et Fàtima Rodriguez (poète galicienne).


Un moment de complicité artistique à partager.

 

 

 

...Joyeux nous partons après avoir amoureusement généré la douleur de ces corps oubliés
pauvre miracle
d'un dieu
ou d'une déesse sotte

qui aurait transformé
les larmes de l'adieu
en eaux lustrales.

 

(Place des Trois-Cultures)