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Festival 

Polyphonies

Mars 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Festival Polyphonies

11e édition

 

 

 

Du vendredi 16 au dimanche 18 mars 2018

 

 

Pour cette onzième édition du festival, la parole poétique a pris corps à travers des voix d'auteurs venus de Chine, d'Algérie, de Belgique et de France et a exploré encore une fois, des territoires bien singuliers !

 

 

Pour (re)découvrir la programmation par jour, cliquez ici.

 

Pour connaître la programmation complète du festival, cliquez ici.

 

 

 

 

 

Vendredi 16 mars 2018

 

 

Pour sa soirée d’inauguration de festival, la Maison de la Poésie de Rennes et Région Bretagne a souhaité inviter l’auteure Marie Cosnay, pour une soirée de lectures, d’échanges et de rencontres autour d’une thématique plus actuelle que jamais, celle de l’hospitalité.

 

Au programme : un temps de lecture, de projection et de création sonore.


La soirée était co-organisée avec l’association Un Toit c’est un droit qui milite tout au long de l’année pour le droit au logement pour tous.

 

 

 

 

 

 

Marie Cosnay vit à Bayonne au Pays basque, et travaille dans un petit collège de Bidache. Elle s'appuie sur l'histoire littéraire, Shakespeare, Stendahl, Ovide (qu'elle traduit) pour porter un regard sur le monde actuel. Le réel dans ses dimensions sociales et politiques est partie prenante de son écriture. L’actualité et l’Histoire viennent alimenter son travail et construire le récit.

 

"L'accueil, c'est inconditionnel.
On accueille tout un chacun, 
chacun est exactement autant que moi.
C'est ça ou c'est la guerre sans limite.
Autant que ce soit l'accueil sans limites.
"

 

Marie Cosnay, "Hospitalités.."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette soirée d'inauguration a été organisée dans le cadre de la rencontre entre Marie Cosnay et les participants à l'atelier de poésie de l'Association Un Toit c'est Un Droit Rennes - UTUD avec la participation de François Lepage (photographe) et Gabrielle Lambert (création Sonore).

 

Une très belle soirée de restitution et de rencontres !

 

Découvrir le travail de François Lepage.

 

 

 

 

Samedi 17 mars 2018

 

Les lectures poétiques se sont poursuivies sur la Péniche Spectacle, lieu partenaire de notre festival.

 

15h, en partenariat avec l'Institut Confucius de Bretagne, lectures de deux auteures chinoises, Xiao Xiao et Zheng Xiaoqiong.

 

Les traductions en français étaient assurées par Chantal Chen-Andro.

 

 

 

 

 

Xiao Xiao, poétesse et peintre chinoise dont les écrits comme l'emblématique "Elégie pour un autre monde", sont traduits dans de multiples langues.

 

 

 

vivre jusqu'à ce jour, une vie absente

la pierre a aspiré sa part d'eau 

le criminel toujours en un sens se lèvre et se couche avec le soleil l'air déploie ses grosses lèvres assoiffées 

retient toute chose vivante  dans sa bouche, les ingurgite jusqu'à leur extinction [.../...]

 

Vivre jusqu'à ce jour, Traduction de Chantal Chen-Andro.

 

 

 

 

 

 

Zheng Xiaoqiong : poétesse-ouvrière, auteure notamment de "Esthétique du fer", qui est une métaphore renvoyant à la dureté d'une vie froide et sans merci.

 

Je parle ces langues couvertes de graisse et aux angles coupants,  La langue de la fonte _ des ouvrier silencieux,  La langue des boulons bien serrés, du pliage des tôles et de la mémoire,  Une langue comme des callosités aux mains,  La langue des gros sanglots, du malheure, des souffrance, de la faim [.../...]

 

Langage, Traduction de Courrier International.

 

 

 

16h30, lecture de Samira Negrouche, poètesse berbère, algérienne, amoureuse des langues.

 

Elle a abandonné une carrière médicale pour se consacrer à une poésie qu'elle écrit en français.

 

Elle est également traductrice de poésie contemporaine de l'arabe et de l'anglais.

 

L'image est un  écho qui me tient  à distance  des regards stériles

Iridienne, Editions Color Gang, 2005.

 

17h30, lecture de Liliane Giraudon.

Son travail d'écriture, situé entre prose (la prose n'existe pas) et poème (un poème n'est jamais seul), entre ce qu'elle nomme "littérature de combat" et "littérature poubelle" semble une traversée des genres.

A son travail de revuiste (Banana Split, Action Poétique, If...) s'ajoute une pratique de la lecture publique et de ce qu'elle appelle son "écriredessiner" : tracts, livres d'artiste, expositions, ateliers de traduction, feuilletons, vidéo, radio, actions minuscules...

 

La ligne de démarcation entre prose et poésie se déplace incessamment. Quelque chose de profond et d'acharné dans l'usage d'une technique froide. Aujourd'hui, ce qui m'importe c'est la combinatoire. Thoreau avait raison. L'expérience est dans les doigts et dans la tête. Le cœur, lui, n'a pas d'expérience. Sur nous tous, le poème en sait bien plus long que nous. Et c'est bien parce qu'il brûle sur un monde dévasté que l'amour est plus froid que le lac.

L'amour est plus froid que le lac, Editions P.O.L, 2016.

 

 

 

Enfin, à 18h30, l'auteure Véronique Pittolo a clôturé cette deuxième journée de festival.

Ecrivaine et critique d'art, elle a publié des poèmes dans les revues Actions Poétique, Nioques, If, Digrafe notamment, ainsi qu'en anthologies.

Les images de fiction qui trament le réel et nourrissent l'imaginaire collectif, constituent la base de son travail poétique.

 

Si la maladie parasite l'existence, la création propose des pistes de liberté. L'expression poétique est peut-être une des manières subtiles de la combattre, une aventure modeste qui crée du lien et montre que l'hôpital est un espace citoyen où on peut interpréter le monde et produire des fictions.

On sait pourquoi les renards sont rouxEditions LE TEMPS DES CERISES, 2012.

 

 

 

 

 

 

Dimanche 18 mars 2018

 

15h30, lecture croisée des auteurs Marc Dugardin et Armand Dupuy.

 

 

 

 

 

 

Marc Dugardin, fut éducateur spécialisé, puis formateur en éducation spécialisée.

Ses écrits sont principalement publiés aux Editions Rougerie. Il a par ailleurs collaboré à de nombreux livres d'artistes.

 

tout ne tient que par ce qui le défait / et d'abord la légende de soi-même

Quelqu'un a déjà creusé le puits, Editions Rougerie, 2012.

 

 

 

 

 

 

 

Armand Dupuy vit et travaille à Saint-Jean-la-Bussière.

 

Il est fondateur des Editions Centrifuges. dernières parutions : L'avaleur avalé (Le Realgar, 2017), Présent faible (Faï fioc, 2016), Ce doigt qui manque à ma vue (Aencrages & co, 2016)

 

Aujourd'hui, debout sur rien. On ajoute des prases aux phrases et ce qu'innerve la peine,  on ne sait pas. Il faudrait s'arrêter juste ici, garder  l'influx. On s'obstine

Par mottes froides, Editions Le Taillis Pré, 2017.

 

 

 

 

 

Enfin, à 16h30, pour clore le festival, lecture déambulatoire de l'auteure Sandrine Cnudde.

 

Sandrine Cnudde  fut jardinière et architecte paysagiste. Voyageuse, marcheuse, collectrice, elle restitue dans ses "relations de voyages" des bouts du monde qu'elle emmène avec elle en mêlant écriture et photographie.

 

Je suis à l'heure  tu t'assois près de moi la brune  si immobile tu passes pourtant  tes longs doigts dans ce qui   me reste de cheveux sombres  des formes enragées bondissent en  braillant comme si je leur avais  volé une chaussure [.../...]

Patience des fauves, Réseau d'affuts en territoire poétique, Editions Erès po&psy a parte, 2017.